Hans n'avait pas l'habitude de s'asseoir sur des tables à la place de sagement se poser sur une chaise. C'était une manie d'adolescent mal-élevé, le genre de choses qui font hurler les gens un peu TOC comme note directeur favori. Pourtant, il était là, litéralement écrasé avec autant d'énergie qu'un spaghetti cuit, sur les tables poussièreuses du réflectoire.
La pièce, qui, auparavent, servait de salle à manger collective, s'était vite détériorée, comme une majeure de l'édifice, avec son accession à la direction. La saletée avait envahi l'endroit, ainsi que les araignées, qui tissaient joyeusement une quantité phénoménales de toiles dans chaque recoin.
Seulement en fermant les yeux, Hans pouvait se rapeller des petits- déjeuners passés ici, en dehors des heures de repas des pensionaires, à regarder paisiblement le soleil se lever en machouillant un toast à la confiture de myrtilles. Peut-être, après avoir exterminé tous ces démons sataniques et tué l'assasin de sa soeur, il ferait rénover le vieux pensionat. Et peut-être, il se convertirait en paisible fermier de la campagne allemande...
...Non, pas vraiment, pour devenir fermier, finalement...
(Merci Bob Dylan

)
_________________
Live to kill. Kill to live. Isn't the same damn thing?
